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Biographie

Origines familiales

Camille Pascal est né à Montpellier le 3 juin 1966 d’une vieille famille cévenole. Ses grands parents paternels, Georges et Lucie Pascal, sont membres du réseau de résistance « Julien » pendant l’occupation nazie. En 1994, ils ont tous les deux reçu, à titre posthume, la médaille de Justes parmi les Nations pour avoir caché plusieurs familles juives durant la période comprise entre 1942 et 19451.

Une formation littéraire

Après des études secondaires au Lycée Clemenceau de Montpellier, Camille Pascal obtient un bac littéraire avec la mention Bien en 1984 et part faire ses khâgnes au Lycée La Bruyère de Versailles.

Sa licence d’Histoire obtenue à l’Université de Nanterre, il s’inscrit à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne en maîtrise puis en DEA d’Histoire Moderne. Là, il bénéficie de l’enseignement de grands historiens, comme Jean Jacquart, Daniel Roche, Michel Vovelle ou encore Joël Cornette.

Il est reçu à l’agrégation d’Histoire à 24 ans. Après un bref passage dans l’enseignement secondaire, il entre dans la carrière universitaire.

Assistant d’Histoire Moderne à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne puis à l’Université de Picardie-Jules Verne, il commence un doctorat sur la bourgeoisie parisienne aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Un parcours politique

C’est en 1995, au moment des grandes grèves étudiantes, que Camille Pascal est appelé au cabinet de François Bayrou pour y suivre, comme chargé de mission, la réforme de l’Université lancée par le ministre après le déblocage de la situation politique. Pendant cette période, il assure le secrétariat général des Etats Généraux de l’Université et la rédaction du Livre Blanc qui en synthétise les travaux. Il est ensuite chargé de l’organisation des différents groupes de travail auxquels le ministre a confié la mise en œuvre de la réforme.

Parallèlement à cette mission, Camille Pascal représente le ministère de l’Education Nationale à la Commission pour l’anniversaire du Baptême de Clovis présidé par Marceau Long et au Comité Interministériel pour l’Organisation des JMJ de 1997 dirigé par le Général Morillon. C’est lui qui dissuadera le Comité d’organiser la grande messe pontificale sur la place de la Concorde afin d’éviter que cette cérémonie n’apparaisse comme une expiation de l’exécution du Roi Louis XVI sur cette même place, deux siècles plus tôt.

En 1997, Camille Pascal est nommé professeur agrégé à l’Ecole des Hautes Etudes où il rejoint le Centre de Recherche Historique fondé par Fernand Braudel après la seconde guerre mondiale. Il y restera jusqu’en janvier 2001. Parallèlement à ces fonctions d’enseignant chercheur, Camille Pascal qui est à l’époque, un proche de l’ancien ministre de la culture Philippe Douste-Blazy, accompagne le parcours politique de ce dernier qui est élu Président du Groupe UDF à l’Assemblée Nationale en 1998.

Une carrière dans l’audiovisuel

En janvier 2001 Dominique Baudis, alors député-maire de Toulouse, lui propose de devenir son directeur de cabinet à la présidence du Conseil Supérieur de l’audiovisuel. Pendant toute cette période, il est le témoin privilégié des grands bouleversements du paysage audiovisuel français ; irruption de la télé réalité, grands mouvements capitalistiques ou encore lancement de la Télévision Numérique Terrestre. Son passage au CSA sera aussi marqué par un évènement qui n’avait rien à voir avec l’audiovisuel. Comme le raconte Dominique Baudis lui même dans le récit du calvaire qui a été le sien dans le cadre de l’affaire Alègre, c’est Camille Pascal qui l’informe des rumeurs que les rédactions commencent à colporter sur son compte et l’accompagne, au quotidien, dans son combat contre le mensonge et la désinformation2.

En mars 2006, Camille Pascal entre à France Télévisions comme directeur général adjoint en charge du développement et de la diversification et quitte définitivement la fonction publique. C’est à ce poste qu’il organise un partenariat entre France 2 et Google dans le cadre des élections présidentielles de 2007.  Dans le même temps, il négocie et défend même devant la Conseil de la Concurrence un accord privilégié avec le groupe Orange pour créer le premier service de télévision de rattrapage accessible depuis n’importe quel terminal. Ce service est encore aujourd’hui sans équivalent dans le monde.

En septembre 2007, Camille Pascal quitte ses premières fonctions dans le groupe pour en devenir le Secrétaire Général. A ce titre, il est entendu par la Commission Copé et participe à la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel public. Ainsi, contribue-t-il à l’élaboration du nouveau Contrat de Service Public (ancien Cahier des Missions et des Charges) avec le ministère de la Culture et collabore-t-il à la mission sur la présence du Livre à la Télévision. Ses fonctions le conduisent aussi à coordonner, par exemple, la diffusion du voyage du Pape Benoît XVI en France sur les écrans de France Télévisions.

En novembre 2008, il se voit confier la direction de la communication du groupe qui était jusque là assurée par Bastien Millot.

L’écriture

Parallèlement à ses activités professionnelles, Camille Pascal a toujours écrit. Entre 1997 et 2001 il participe, pour le compte du groupe Havas, aux travaux du laboratoire de prospective sociologique Foreseen. Il poursuit une carrière d’historien, en publiant, outre plusieurs articles scientifiques, un ouvrage consacré à la Marie-Louise O’Murphy, maîtresse secrète du Roi Louis XV. Le Goût du Roi publié chez Perrin en 2006 a obtenu le Prix du Cercle Montesquieu. Très impliqué dans la défense du Patrimoine, Camille Pascal a aussi participé aux débats sur les nouvelles restaurations du Château de Versailles3.

Décorations

- Chevalier de l’Ordre National du Mérite (2007)

- Chevalier des Palmes Académiques (2003)

- Chevalier des Arts et Lettres (2002)

- Commandeur de l’Ordre Equestre de Saint Grégoire le Grand (Saint-Siège - 2008)

Notes

[1] Israël Gutman (dir), Dictionnaire des Justes de France, Yad Vashem, Jérusalem, Fayard, Paris, 2003.

[2] Dominique Baudis, Face à la calomnie, Xo Editions, Paris, 2005.

[3] Camille Pascal, « La restauration de Versailles et le contresens des dévots culturels » in Le Figaro, 14 mars 2007.

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