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	<title>Page personnelle de Camille Pascal</title>
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	<description>Secrétaire Général de France Télévisions, Auteur et Historien</description>
	<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 18:26:38 +0000</pubDate>
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		<title>Faux Louis XV</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 13:11:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis toujours demandé ce qui pouvait pousser l’historien formé à la rigueur de la recherche universitaire à aller s’aventurer sur le terrain du roman historique ? Que l’historien soit aussi écrivain relève de l’obligation professionnelle mais il ne peut pas être romancier car il sait, lui, que l’Histoire est trop complexe pour qu’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me suis toujours demandé ce qui pouvait pousser l’historien formé à la rigueur de la recherche universitaire à aller s’aventurer sur le terrain du roman historique ? Que l’historien soit aussi écrivain relève de l’obligation professionnelle mais il ne peut pas être romancier car il sait, lui, que l’Histoire est trop complexe pour qu’une imagination contemporaine, aussi puissante soit-elle, suffise à la révéler.</p>
<p>La lecture du dernier roman de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chantal_Thomas">Chantal Thomas</a>, <a href="http://www.telerama.fr/livres/le-testament-d-olympe,59746.php">Le testament d’Olympe</a>, vient une nouvelle fois confirmer cette règle. Dans son livre, Chantal Thomas, qui a pourtant produit d’excellents travaux historiques, prétend raconter le parcours tragique d’une jeune fille de bonne famille bordelaise que la débine aurait jetée dans le lit de Louis XV. Pour cela, elle emprunte à l’histoire de plusieurs petites maitresses du Parc aux Cerfs comme Mademoiselle de Romans ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Louise_O%27Murphy">Marie-Louise O’Murphy</a> dont il se trouve que <a href="http://www.camille-pascal.fr/dans-les-media/nb200612">je connais un peu l’histoire</a>.</p>
<p><span id="more-329"></span></p>
<p>Que les personnages féminins pensent et parlent dans ce roman comme des candidates de Secret Story ne me choque pas nécessairement. C’est une loi du genre, le roman historique se contente, en règle générale, de faire évoluer des personnages bien contemporains dans un décor où le passé fait office d’exotisme. Il est plus agaçant en revanche de voir l’auteur pasticher des sources historiques qu’elle connaît pourtant bien. Pourquoi réécrire dans une parodie de langue XVIIIème des rapports de police dont on conserve encore aujourd’hui des volumes entiers ? Pourquoi présenter à nouveau le roi Louis XV comme un pervers polymorphe ? Sa conduite sexuelle a fait dès le XVIIIème siècle l’objet de pamphlets qui ne sont pas nécessairement le reflet d’une réalité. C’est un peu comme si dans deux siècles, une romancière à succès  racontait le règne de François Mitterrand à travers les écrits de Montaldo ou de Jean Edern Hallier.</p>
<p>Les violences faites aux femmes étaient, dans une Cour de chasseurs et de seigneurs, une triste réalité. Je crois avoir décrit les choses sans fard dans le Goût du Roi mais pour autant est-il nécessaire de forcer le trait ? Pourquoi ces scènes d’enlèvement et d’humiliation sadique?  Pourquoi condamner Olympe à une mort misérable et infamante à l’Hôpital Général alors que les maîtresses de Louis XV, sauf à se ruiner elles-mêmes avec application ou à rencontrer malencontreusement la guillotine, finirent leur vie dans l’opulence ? Il y a dans ce roman quelque chose qui me gêne, il sent le faux. Le faux Louis XV…</p>
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		<title>Concert au Château de B***</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 20:32:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Arts]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelque part aux confins du Calvados, le château de B***, belle maison de la fin du règne de Louis XIV, occupe une place toute particulière dans la géographie secrète du Bessin mondain. Hier après-midi, il y avait concert. Les salons tapissés de portraits accueillaient un public d’amis réunis pour l’occasion par le maître de maison. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelque part aux confins du Calvados, le château de B***, belle maison de la fin du règne de Louis XIV, occupe une place toute particulière dans la géographie secrète du Bessin mondain. Hier après-midi, il y avait concert. Les salons tapissés de portraits accueillaient un public d’amis réunis pour l’occasion par le maître de maison. L’homme, d’une discrétion qui étonne dans un univers où le « carnet d’adresses » est devenu une valeur marchande, fut l’un des pivots de la vie littéraire parisienne du « second » XXème siècle. Il faut pourtant le hasard d’une conversation et une longue amitié pour apprendre que l’hôte des lieux fut l’ami intime de Prévert et de Green, qu’il jouait au volley ball avec <a title="Paul Morand sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Morand">Morand</a> et que <a title="Marguerite Yourcenar sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Yourcenar">Marguerite Yourcenar</a> mourante le fit venir à son chevet pour lui confier son œuvre.</p>
<p><span id="more-323"></span>Les fauteuils en tapisserie de Beauvais sont rangés, comme au cercle de la Reine, autour d’un incroyable instrument. Le clavecin est ouvert, il repose sur un piétement « doré à l’argent » ; la caisse décorée de grotesques et de lambrequins, de minuscules guirlandes de roses et de petits festons dorés, sert de terrain de jeu à toute sorte d’animaux, parfois exotiques, souvent fantastiques. Un lapin minuscule niché sur une volute pourpre attire particulièrement mon attention. Voilà plus de trois siècles que ses grandes oreilles écoutent une musique qui pour lui n’a rien d’« ancienne. »</p>
<p>Des gens qui ne se quittent pas de l’été, le dernier cocktail n’est jamais loin, sont ravis de se revoir et se le disent. On s’installe lentement.</p>
<p>Le silence joue péniblement des coudes quand un jeune homme bien mis apparaît timidement dans l’encadrement de la porte. <a title="Sie d'Aurélien Delage" href="http://aurelien-delage.blogspot.com/">Aurélien Delage</a>, c’est son nom, s’installe avec d’infinies précautions. Le programme est consacré à <a title="François Couperin sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Couperin">François Couperin</a> car le musicien est l’exact contemporain de l’instrument. C’est là une des particularités extravagante de cette maison : elle n’abrite pas un clavecin mais sept. Ainsi toute la musique pour clavier écrite entre 1560 et 1780 peut être jouée sur l’instrument qui lui correspond historiquement. Même Huysmans n’aurait pas rêvé d’un tel raffinement pour son des Esseintes…</p>
<p>Le concert commence, la vieille caisse s’ébroue, les premières notes paraissent crisser puis très vite, sous la caresse de mains expertes, l’instrument s’échauffe. Le pincement des cordes devient plus souple, plus naturel à nos oreilles et c’est une musique incroyablement vivante qui nous parvient. A ce moment-là, l’été normand qui n’a pas encore tout à fait tiré sa révérence fait brusquement irruption dans la pièce, un doux soleil d’après-midi éclaire les tapisseries éteintes et les ors fanés.</p>
<p>Le public, pourtant plus mondain que musicien n’est pas loin du ravissement. Un petit miracle s’est produit ; toute brutalité semble avoir soudainement disparu du monde. C’est un miracle français.</p>
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		<title>Le Surintendant de Versailles</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 17:31:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Haut fonctionnaire de la culture, ce qui n’est pas nécessairement un oxymore, Christophe Tardieu, a été pendant plus de trois ans Le Surintendant de Versailles et c’est sous ce titre qu’il publie aujourd’hui ses souvenirs d’administrateur général du Château.
Plus connu pour le rôle central qu’il a joué  au moment de la réforme de France [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Haut fonctionnaire de la culture, ce qui n’est pas nécessairement un oxymore, Christophe Tardieu, a été pendant plus de trois ans Le Surintendant de Versailles et c’est sous ce titre qu’il publie aujourd’hui ses <a href="http://livre.fnac.com/a2854548/Christophe-Tardieu-Le-surintendant-de-Versailles?Fr=3&amp;To=0&amp;Nu=2&amp;from=3&amp;Origin=fnac_google&amp;OrderInSession=1&amp;Mn=-1&amp;Ra=-1">souvenirs d’administrateur général du Château</a>.</p>
<p>Plus connu pour le rôle central qu’il a joué  au moment de la réforme de France Télévisions et dans la conception de la loi Hadopi aux côtés de Christine Albanel, alors ministre de la culture, l’auteur brosse ici un portrait à la fois nostalgique et désopilant de cet immense vaisseau fantôme et de son équipage.</p>
<p><span id="more-320"></span>Avec un sens aigu de la pédagogie, Christophe Tardieu commence d’abord par expliquer au lecteur les règles subtiles qui permettent de piloter un établissement public pris entre les exigences parfois contradictoires d’un Etat propriétaire, les règles souvent changeantes de la conservation, l’intérêt du public et les oukases d’une opinion culturelle avec laquelle il faut maintenant compter. Les scènes qui décrivent, par le menu, la tenue du Conseil d’Administration du château, sont à elles seules des monuments d’anthologie tant elles mélangent avec bonheur les ridicules d’une technocratie culturelle que le monde entier nous envie et les survivances d’un Ancien Régime qui n’a jamais véritablement déserté les lieux.</p>
<p>Pour autant, Christophe Tardieu ne se contente pas de dévoiler l’envers du décor. Il prend parti et c’est là qu’il donne toute l’étendue de son talent. Voilà un homme qui a certainement été dressé depuis son plus jeune âge à respecter le sacro saint devoir de réserve de la haute fonction publique et qui n’attend pas d’avoir obtenu l’éméritat de son corps d’origine pour écrire tout ce qu’il pense de ce qu’il a vu et vécu. Les polémiques qui ont surgi à l’occasion de telle restauration ou de telle exposition sont traitées à leur juste valeur, c&#8217;est-à-dire par le ridicule et c’est un véritable bonheur…</p>
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		<title>A vous de lire !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 16:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 30 mars dernier, Frédéric Mitterrand a lancé une nouvelle fête du livre et de la lecture, baptisée &#8220;A vous de lire !&#8221;. Organisée entre le 27 et 30 mai avec le soutien de France Télévisions, celle-ci avait pour but de célébrer la lecture et le plaisir de lire plaisir de lire sous toutes ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 mars dernier, Frédéric Mitterrand a lancé une nouvelle fête du livre et de la lecture, baptisée &#8220;A vous de lire !&#8221;. Organisée entre le 27 et 30 mai avec le soutien de France Télévisions, celle-ci avait pour but de célébrer la lecture et le plaisir de lire plaisir de lire sous toutes ses formes, des plus traditionnelles aux  plus insolites.</p>
<p>A cette occasion, le Centre National du Livre a réalisé une série de vidéos au cours de laquelle des écrivains, libraires et personnalités évoquent leur livre préféré. Je me suis prêté au jeu et voici ma réponse :</p>
<p><object width="560" height="315" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdh25s?width=560&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdh25s?width=560&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xdh25s_a-vous-de-lire-camille-pascal_news"></a></strong></p>
<p><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"><span id="more-318"></span></a></em></p>
<p>Je vous a <a href="http://www.a-vous-de-lire.fr/">découvrir ces vidéos</a> et, si le coeur vous en dit, à dire à votre tour en commentaire quelle oeuvre vous a particulièrement marqué.<em><br />
</em></p>
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		<title>Simone Veil sous la Coupole</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 10:04:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rituel est délicieusement immuable. Les invités se pressent aux portes du Quai Conti en tenant à la main leur carton d’invitation. L’on se jette des regards torves ou amusés en fonction de la couleur du bristol. Le ballet des voitures officielles commence, des académiciens qui n’ont plus rien de vert hormis l’habit en sortent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rituel est délicieusement immuable. Les invités se pressent aux portes du Quai Conti en tenant à la main leur carton d’invitation. L’on se jette des regards torves ou amusés en fonction de la couleur du bristol. Le ballet des voitures officielles commence, des académiciens qui n’ont plus rien de vert hormis l’habit en sortent parfois, des mains se baisent, car le parvis de l’ancienne chapelle du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A8ge_des_Quatre-Nations">Collège des Quatre Nations</a> reste celui d’une église, des dames très distinguées enjambent les câbles de télévision avant d’être passées en revue par la garde républicaine. Chacun tente de trouver la place qu’il croit devoir lui revenir et l’on ne se salue plus que de loin de peur de perdre celle que l’on a pu finalement trouver. La petite fille d’un ancien premier ministre tente d’en imposer à un huissier qui feint l’autisme avec talent. Une fille de France s’installe et reçoit des hommages discrets, puis un premier Président de la République fait son entrée. Il salue avec une chaleur mécanique d’anciens ministres qui ont certainement tout fait pour le rester après lui. Un ange bleu blanc rouge passe…</p>
<p><span id="more-313"></span></p>
<p>Soudain un long roulement de tambour se fait entendre. Les académies, la Française en tête, font leur entrée. Un grand cordon de la Légion d’Honneur manque de s’affaler quand un critique autrefois célèbre pour sa cruauté lui sert opportunément de bâton de vieillesse. Un deuxième Président de la République, portant majestueusement le collier de Bailli Grand Croix de l’Ordre de Malte entre en scène. Il salue l’assistance du regard, ce qui lui évite de cibler ses civilités autant que ses inimitiés.</p>
<p>Enfin, c’est au tour d’une silhouette fragile de se frayer un chemin dans ce précipité d’immortalité. Un frémissement respectueux parcourt la foule. Un troisième Président de la République arrive, salue et s’assied.</p>
<p>Madame Simone Veil prend la parole. A l’évocation de ses parents disparus dans la fournaise nazie, les sourires mondains se figent un instant puis se décontractent. Très vite, il est question de la résistance gaulliste, de la légion étrangère, des événements d’Algérie et de mai 68. Tout cela surprend un peu mais il faut bien faire l’éloge du prédécesseur. Longs applaudissements.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_d%27Ormesson">Jean d’Ormesson</a> perché sur son esprit prend la parole. Elle a le moelleux et le caressant d’une vieille tapisserie. Il joue, s’amuse de mots et de citations, évoque l’aimable fantôme de Racine, le public, lui, s’ébroue de plaisir. On est entre soi, au centre du Paris mondain donc du monde. Tout à coup le ton change. On arrête des enfants, une famille. Un train sans retour arrive à quai dans la nuit et le brouillard. Tout n’est plus que cris, kapos, camps de concentration, chambre à gaz et solution finale. Les solides portes de bronze de l’Académie Française viennent de céder sous le poids du malheur. Dehors le printemps triomphe mais c’est bien le froid qui s’engouffre sous la Coupole. Le froid de <a href="http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=56&amp;lang=fr">Ravensbrück</a>, de <a href="http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=46&amp;lang=fr">Birkenau</a> et de <a href="http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?lang=fr&amp;ModuleId=79">Bergen Belsen</a>, ce froid de l’hiver concentrationnaire qui, 65 ans après, colle encore aux os des derniers déportés. Le froid devient insoutenable, des femmes jouent nerveusement avec leur carré de soie, le velours des fauteuils gratte d’indécence des consciences pourtant contentes d’elles-mêmes.</p>
<p>Heureusement la vie reprend ses droits, une famille se reconstruit, une magnifique carrière se déroule, les combats politiques se succèdent. L’assistance reprend son souffle. Elle connaît, Elle sait de quoi on parle. Les discours terminés, chacun se congratule. Simone Veil est entrée à l’Académie.</p>
<p>Le froid a disparu, la coupole se vide. L’ombre de Paul Morand peut regagner son fauteuil.</p>
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		<title>Hervé Lemoine aux Archives Nationales !</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 13:28:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avions un peu plus de vingt ans à peine et nous passions nos journées aux Archives Nationales. Il y avait là, entre autres, Alexandre Gady connu désormais pour être le spécialiste  incontesté de Mansart, Arnaud de Maurepas, aujourd&#8217;hui disparu, qui préparait sa bible sur les ministres de Louis XV et enfin, Hervé Lemoine qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avions un peu plus de vingt ans à peine et nous passions nos journées aux Archives Nationales. Il y avait là, entre autres, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Gady" target="_blank">Alexandre Gady</a> connu désormais pour être le spécialiste  incontesté de Mansart, Arnaud de Maurepas, aujourd&#8217;hui disparu, qui préparait sa bible sur les ministres de Louis XV et enfin, <a href="http://infos.lagazettedescommunes.com/30031/herve-lemoine-sera-le-monsieur-archives-du-ministere-de-la-culture/" target="_blank">Hervé Lemoine</a> qui vient d&#8217;être nommé à la direction de cette vénérable maison.</p>
<p>Que faisions-nous aux Archives Nationales quand d&#8217;autres au même âge se préoccupent au mieux de leur avenir et plus généralement de leur présent ? Pour tout dire pas grand chose ou plus exactement, nous paressions sur nos tables en remplissant des fiches qui devaient nous permettre d&#8217;alimenter des thèses d&#8217;Histoire aux sujets tout à fait improbables.</p>
<p>En fait nous attendions, nous attendions pendant des heures des cartons d&#8217;archives qui n&#8217;arrivaient jamais. L&#8217;informatisation des salles de lecture du CARAN avait eu pour effet immédiat de perturber à jamais le service de communication de ces précieuses archives et l&#8217;arrivée d&#8217;un ancien « usager » à la tête de cette administration « historique » me réjouit d&#8217;avance&#8230;</p>
<p>A l&#8217;époque, pour meubler ces attentes interminables, nous nous retrouvions dans la grande salle des pas perdus autour de la machine à café et là, fusaient des horreurs que la simple correction m&#8217;interdit de répéter ici. Pendant toutes ces années de latence, - je ne vois pas d&#8217;autre mot -, nous n&#8217;avons pas beaucoup travaillé mais nous avons beaucoup ri. Rires dont de malheureux étudiants américains déjà très politiquement corrects et quelques universitaires infatués d&#8217;eux-mêmes ont fait les frais. Hervé n&#8217;était pas le dernier à décocher des mots d&#8217;esprit qui lui ont valu, depuis, une réputation de brillant causeur.</p>
<p>Je ne sais pas si les très hautes autorités qui ont procédé à sa nomination en ont pleinement conscience mais ils viennent de placer à la tête des Archives, outre un grand chercheur (une fois n&#8217;est pas coutume !), un ami formidable à l&#8217;humour décapant et au rire communicatif.</p>
<p>Les vitres du vieil hôtel de Soubise n&#8217;ont pas fini de vibrer !</p>
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		<title>Don Giovanni à Versailles</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 14:54:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Opéra/Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a un an de cela très exactement, j’inaugurais ce blog par un bref compte-rendu d’une représentation du Don Giovanni de Mozart donnée au Théâtre des Etats de Prague. Hier, j’assistais au même Don Giovanni, mais cette fois-ci à l’Opéra Royal de Versailles. Là encore le cadre, l’Opéra de Gabriel récemment restauré, offrait au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un an de cela très exactement, j’inaugurais ce blog par un bref compte-rendu d’une représentation du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Don_Giovanni" target="_blank">Don Giovanni</a></em> de Mozart donnée au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_des_%C3%89tats" target="_blank">Théâtre des Etats de Prague</a>. Hier, j’assistais au même <em>Don Giovanni</em>, mais cette fois-ci à l’<a href="http://www.chateauversaillesspectacles.fr/meta_spectacle.php?metaspe=2" target="_blank">Opéra Royal de Versailles</a>. Là encore le cadre, l’Opéra de Gabriel récemment restauré, offrait au chef-d’œuvre de Mozart un écrin à sa mesure. Même si les invraisemblables banquettes sur lesquelles chacun expie sa mélomanie semblent avoir échappées à la restauration générale, souffrir au milieu de cette débauche de boiseries et de bas-reliefs reste un immense privilège.</p>
<p>La distribution emportait l’adhésion malgré un orchestre qui peinait un peu à s’extraire de sa fosse. On retiendra une Donna Anna (Sara Hershkowitz) époustouflante et un Don Giovanni (Marc Callahan) qui, une fois n’est pas coutume, avait bien la beauté du Diable.</p>
<p>Prague nous avait reposés en nous offrant une mise en scène délicieusement désuète. Hier, il en allait tout autrement. Nous étions en France et la mise en scène, bien évidemment, se commentait. Elle ne le devait pas au faste des décors qui, à la fin du siècle dernier, pouvaient encore arracher des murmures d’admiration à la salle. Là, il fallait se contenter de quelques échafaudages de chantier et de grands panneaux de papiers Kraft que les acteurs pouvaient éventrer à l’envie sans pour autant menacer le budget du spectacle.</p>
<p>L’action était située pendant ces années de Plomb qui firent vaciller la République Italienne. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce qu’une mise en scène qui ne dénoncerait pas la bête immonde qui se love dans le ventre de nos démocraties occidentales ne remplirait pas son rôle. Le metteur en scène est là pour bousculer un public bourgeois, éternel complice de la bête en question. De ce point de vue, la mise en scène était une réussite. Don Juan apparaissait sous les traits d’un violeur en série et Dona Anna, en nymphomane insatiable, pratiquait une fellation (simulée que l’on se rassure) sur son suborneur… Quant à Don Ottavio (Arthur Espiritu), il revêtait bien évidemment l’uniforme de ces capitaines des carabiniers qui, de tous temps, soutiennent les régimes autoritaires pour s’exonérer de leur propre impuissance.</p>
<p>Un Don Giovanni banalement parisien à Versailles en quelque sorte…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sauvons l&#8217;Hôtel de Thunes !</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 10:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>

		<category><![CDATA[Arts]]></category>

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		<description><![CDATA[Aussi étonnant que cela puisse paraître, le vieil hôtel de Thunes, rue Neuve Saint-Augustin à Paris, n&#8217;avait jamais fait l&#8217;objet d&#8217;une monographie digne de ce nom. Que le vieux Jacques Hillairet ait fait, en son temps, l&#8217;impasse sur l&#8217;histoire de cette belle maison n&#8217;étonnera personne, mais qu&#8217;Alexandre Gady ne mentionne pas dans son ouvrage de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Aussi étonnant que cela puisse paraître, le vieil hôtel de Thunes, rue Neuve Saint-Augustin à Paris, n&#8217;avait jamais fait l&#8217;objet d&#8217;une monographie digne de ce nom. Que le vieux <a title="[fr] Notice Wikipedia de l'Historien français" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Hillairet" target="_blank">Jacques Hillairet</a> ait fait, en son temps, l&#8217;impasse sur l&#8217;histoire de cette belle maison n&#8217;étonnera personne, mais qu&#8217;<a title="[fr] Notice Wikipedia de l'Historien d'art français" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Gady" target="_blank">Alexandre Gady</a> ne mentionne pas dans son <a title="[fr] &quot;Les hôtels particuliers de Paris&quot; sur Fnac.com" href="http://livre.fnac.com/a2420839/Alexandre-Gady-Les-hotels-particuliers-de-Paris?Mn=-1&amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;Nu=1&amp;Fr=3" target="_blank">ouvrage de référence</a> le seul hôtel parisien attribué à Pierre Levé (1643-1715), rival de <a title="[fr] Notice Wikipedia de l'architecte français" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin-Charles_d%27Aviler" target="_blank">Charles d&#8217;Aviler</a>, laisse perplexe. Heureusement, Alexandre Pradère, <a title="[fr] Présentation du livre sur Fnac.com" href="http://livre.fnac.com/a1482016/Alexandre-Pradere-Charles-Cressent" target="_blank">biographe de l&#8217;ébéniste Cressent</a>, et Laurent de Commines, historien d&#8217;Art, viennent de réparer cette injustice dans <a title="[fr] Présentation du livre sur le site de l'éditeur" href="http://www.editions-jclattes.fr/Site/CtlPrincipal?controlerCode=CtlRecherche&amp;requestCode=afficherDetailArticle&amp;code=338692" target="_blank">un ouvrage aussi bien documenté que superbement illustré.</a></p>
<p style="text-align: justify;">La mauvaise réputation de cette maison, construite dans les dernières années du règne de Louis XIV, explique peut-être l&#8217;indifférence un peu hautaine dont elle a toujours été victime. A peine achevé, l&#8217;hôtel, construit sur une parcelle particulièrement biscornue de l&#8217;ancienne couture des Visitandines, fut surnommé « <em>l&#8217;Hôtel de Travers</em> ». Il faut dire que son premier propriétaire, Bernard Potheu, Seigneur de Thunes et prince des <a title="[fr] Découvrez la signification de ce terme" href="http://www.cnrtl.fr/lexicographie/maltotier" target="_blank">maltôtiers</a>, avait accumulé en quelques années une fortune digne du clan Colbert, dont il fut le discret commis. Sur ce point, on peut regretter, mais c&#8217;est un détail, que nos auteurs se soient laissés influencer par les pamphlets du temps. Une note inédite de Daniel Dessert montre que loin de « <em>surgir du néant</em> », Bernard Potheu, surnommé <em>La Potence</em> par les nouvellistes à la solde du Parlement,  appartenait à une solide famille de gabelous originaire de Liévin en Artois.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est inutile de revenir ici sur l&#8217;histoire détaillée de cette maison dont le décor intérieur en perpétuel renouvellement résumait, il y a quelques années encore, toutes les évolutions du Grand Goût français. Après la dispersion des collections du dernier propriétaire, malheureusement éclipsée par la vente Lagerfeld, l&#8217;hôtel a été saccagé de fond en comble, et ce malgré l&#8217;avis de <a title="[fr] Site officiel de la Commission" href="http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=8764" target="_blank">la Commission du vieux Paris</a>, pour laisser place à un musée de l&#8217;hyper minimalisme. Musée dont les portes restent hermétiquement fermées depuis son inauguration. Si l&#8217;on en croit des sources bien informées, un projet prévoit d&#8217;éventrer la façade sur jardin, miraculeusement préservée, pour permettre le passage d&#8217;une sculpture géante de Richard Serra. On nous promet que rien d&#8217;irréparable ne sera fait, mais le sort de ce qui restait des décors intérieurs n&#8217;encourage pas à l&#8217;optimisme. <a title="[fr] Site officiel du magazine" href="http://www.latribunedelart.com/" target="_blank"><em>La  Tribune</em></a><em><a title="[fr] Site officiel du magazine" href="http://www.latribunedelart.com/" target="_blank"> de l&#8217;Art</a>,</em> pourtant prompte à s&#8217;émouvoir, reste silencieuse. <strong>Il est temps de se mobiliser pour sauver l&#8217;Hôtel de Thunes.</strong></p>
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		<title>Louis XIV at home</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 08:24:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Arts]]></category>

		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Repris d&#8217;une vieille habitude, Paris murmurait contre Versailles. Il avait suffi de quelques papiers mitigés dans la presse pour que l&#8217;opinion des dîners en ville soit faite. Ceux qui connaissent le château de Versailles d&#8217;assez loin et l&#8217;Histoire de France d&#8217;à peu près étaient pourtant formels : l&#8217;exposition Louis XIV les avait déçus. Ils ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Repris d&#8217;une vieille habitude, Paris murmurait contre Versailles. Il avait suffi de quelques papiers mitigés dans la presse pour que l&#8217;opinion des dîners en ville soit faite. Ceux qui connaissent le château de Versailles d&#8217;assez loin et l&#8217;Histoire de France d&#8217;à peu près étaient pourtant formels : <a title="[fr] Site officiel de l'exposition" href="http://www.chateauversailles.fr/les-actualites-du-domaine/evenements/evenements/expositions/louis-xiv-lhomme-et-le-roi" target="_blank">l&#8217;exposition Louis XIV</a> les avait déçus. Ils ne l&#8217;avaient pas vue et ne la verraient certainement pas, mais ils croyaient pouvoir dire qu&#8217;elle n&#8217;apprenait rien de neuf sur le vieux Roi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il était même de bon ton, dans certains cercles, de considérer que l&#8217;exposition, prisonnière des fastes du Grand Siècle, était trop à la gloire du monarque. Pas assez d&#8217;ombre donc sur le Roi Soleil pour que le bobo daigne prendre la ligne C du RER jusqu&#8217;à Versailles-Rive Gauche. La chose était entendue, la place de la Bastille et ses proches parages ne se déplaceraient pas. La  France, elle, a fait le voyage et elle ne l&#8217;a pas fait pour rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, <a title="'Portrait de Louis XIV', Hyacinthe Rigaud, 1701" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5f/Louis_XIV_of_France.jpg" target="_blank">le grand portrait par Rigaud</a> n&#8217;est pas une découverte - il a été plus reproduit que la Marianne des timbres postes - mais se retrouver face à lui dans une demi-pénombre  rougeoyante impressionne toujours, même trois siècles et quelques républiques plus tard. <a title="Buste de Louis XIV, Gianlorenzo Bernini, 1665" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cd/LouisXIV-Bernini.jpg" target="_blank">Le buste du Bernin</a>, <a title="[fr] La Manufacture des Gobelins sur Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manufacture_des_Gobelins" target="_blank">les grandes tapisseries des Gobelins</a> ou le bain d&#8217;Apollon par <a title="[fr] François Girardon sur Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Girardon" target="_blank">Girardon </a>font eux aussi partie de l&#8217;imagerie traditionnelle du règne. A cela rien d&#8217;étonnant, ils ont été commandés pour ça ! L&#8217;art de la communication ne date pas d&#8217;aujourd&#8217;hui et ce n&#8217;est pas la moindre des qualités de cette exposition que de le rappeler.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, en cheminant, le visiteur frôle aussi du regard des objets insensés comme le bénitier de la reine Marie-Thérèse ou certains camées royaux. Un costume de scène qui semble resurgir des <em>Plaisirs de l&#8217;Ile Enchanté</em>, à quelques pas d&#8217;étonnants oiseaux de haute cour, achève de provoquer l&#8217;émerveillement. Une fois encore, le public a déjoué les pronostics parisiens, les chiffres de fréquentation atteignent de véritables sommets et le nombre de visites devrait bientôt battre des records historiques.</p>
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		<title>Camille Pascal sur Europe 1</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 13:21:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Pascal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>

		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Camille Pascal était l’invité de l’émission de Frédéric Taddéi, Regarde le monde changer, sur Europe 1  le 19 septembre 2009. 
Il a notamment été question, au cours de cet entretien, du débat autour de la numérisation des livres.
Ecoutez l&#8217;émission dans son intégralité sur le site d&#8217;Europe 1

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="typo-info">Camille Pascal était l’invité de l’émission de Frédéric Taddéi, <em>Regarde le monde changer</em>, sur <a title="[fr] Site officiel de la station de radio" href="http://www.europe1.fr" target="_blank">Europe 1 </a> le 19 septembre 2009. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="typo-info">Il a notamment été question, au cours de cet entretien, du débat autour de la numérisation des livres.</span></p>
<p><span class="typo-info"><a title="[fr] L'intégralité de l'émission sur le site d'Europe 1" href="http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/Emissions-weekend/Regarde-les-hommes-changer/Regarde-le-monde-changer-19-09-09" target="_blank">Ecoutez l&#8217;émission dans son intégralité sur le site d&#8217;Europe 1</a><br />
</span></p>
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