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Zoroastre à l’Opéra Comique

Générale du Zoroastre de Jean-Philippe Rameau, hier soir à l’Opéra Comique. C’est la première fois depuis sa reprise en 1756 que cet Opéra étonnant est représenté à Paris dans sa version complète et scénarisée. D’une très grande modernité musicale, l’œuvre avait été boudée par le public en 1749 avant d’être rejouée, avec plus de succès, en 1756. Comme toujours avec Rameau, les chœurs font la “sarabande” et de ce point de vue, le quatrième acte plein de magiciens, de démons et de furies, est à lui seul un moment d’anthologie particulièrement bien servi par la direction de Christophe Rousset et la chorégraphie d’Amir Hosseinpour. C’est un peu comme si Pina Bausch avait pris des leçons de menuet et c’est particulièrement réjouissant. Le livret délirant de Cahusac est, quant à lui, une véritable curiosité maçonnique un petit demi-siècle avant La Flute Enchantée. Le dernier acte termine sur un message politique assez inattendu sous la monarchie absolue et qui en dit long sur la paresse des censeurs royaux : “L’amour des sujets et du maître fait les Rois qui seuls devraient l’être…”

Ainsi parlait (chantait) Zarathoustra/Zoroastre, bien avant Nietzsche…

Posté dans la catégorie Opéra/Théâtre.

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